Paramètres et méthodes de
calcul :
Scénarios d'occupation des
locaux :
Les scénarios d'utilisation des locaux, ainsi que les
différents types d'usage proposés (logement, bureaux, etc ...) sont ceux
de la RT 2005. Les apports internes des occupants de l'habitation sont
calculés en fonction de ces scénarios, à partir des données d'émission en
watts / m2 définis dans la RT 2005.
Données climatiques :
Les températures conventionnelles de base utilisées
pour le calcul des déperditions, ainsi que les zones climatiques et les
corrections d'altitude correspondantes sont celles de la Réglementation
Thermique 2005.
Les températures moyennes mensuelles par zone utilisées pour les calculs
de consommation sont celles de la RT 2000.
Les apports solaires sont calculés à partir des valeurs moyennes
mensuelles d'irradiation solaire de la RT 2000.
Calcul des déperditions :
Principe :
Les déperditions à travers les parois sont calculées à
partir de la méthode Th-C. Les ponts thermiques ne sont pas pris en compte
dans toutes les versions, seulement dans les versions Premium. Les
résistances thermiques des matériaux sont extraits des tables de la RT
2005. Les caractéristiques thermiques des ouvertures sont extraites des
tables de la méthode 3CL-DPE, des catalogues fournisseurs, et de la RT.
Gestion des pièces :
Le moteur calcule les déperditions pièce par pièce,
ainsi que les températures des pièces non chauffées. Pour ce faire,
Archimist utilise des algorithmes spécifiques qui calculent les
déperditions ou apports entre les pièces en fonction de la résistance
thermique des matériaux utilisés pour les cloisons, ainsi qu'en fonction
des débits d'air circulant par les ouvertures entre les pièces, et avec
l'extérieur.
Gestion des étages :
Les combles, sous-sol, et vide sanitaires sont
modélisés comme des pièces à part entière. Il est ainsi possible de
modéliser une chaudière placée au sous-sol, et chauffant celui-ci. Le
calcul des déperditions par le sous-sol et le vide sanitaire prennent en
compte la résistance thermique moyenne du sol.
Les pentes de toit sous les combles ne sont pas prises en compte.
L'utilisateur veillera donc à réduire la hauteur des combles pour corriger
cet effet.
Les déperditions ou apports entre étages sont calculés à partir de la
résistance thermique de la paroi que constitue le plafond de l'étage
inférieur superposé au sol de l'étage supérieur. Les résistances
thermiques des matériaux du plafond de l'étage inférieur sont donc
additionnées aux résistances thermiques des matériaux du sol de l'étage
supérieur pour le calcul de la résistance thermique totale.
Les cages d'escalier contribuent aux apports et déperditions entre étages
par l'entremise des débits d'air circulant par celles-ci.
Identification et calcul des ponts thermiques :
Dans les versions Premium, les ponts thermiques sont
identifiés automatiquement à partir du plan de l'habitation et de la
composition des murs ou des planchers. Le logiciel détecte les ponts
thermiques dus à la géométrie du bâtiment (angles), aux planchers bas,
haut, et intermédiaires dans le cas d'un bâtiment à étages, aux fenêtres
et portes, et aux murs de refend. Il estime ensuite la valeur des
déperditions par les ponts thermiques à partir du catalogue simplifié de
la RT.
Archimist ne permet pas de modéliser de façon détaillée la configuration
des liaisons entre murs ou entre murs et planchers, c'est pourquoi le
calcul des déperditions par les ponts thermiques ne constitue qu'une
estimation. Cette estimation permet néanmoins d'avoir un ordre d'idée des
enjeux, par exemple pour comparer une isolation par l'intérieur à une
isolation par l'extérieur.
L'identification des ponts thermiques s'effectue à partir d'heuristiques.
C'est à dire qu'Archimist identifie les ponts thermiques à l'aide
d'algorithmes qui lui sont propres. Si l'utilisateur considère que les
ponts thermiques détectés ne correspondent pas à la réalité, ou s'il les a
réduit en adoptant des mesures appropriées, ceux-ci peuvent ne pas être
pris en compte dans la simulation thermique. L'utilisateur a en effet la
possibilité de cocher ou décocher chaque type de pont thermique.
Les heuristiques utilisées pour l'identification des ponts thermiques sont
les suivantes:
- Angles : les angles rentrants ou sortants
de plus de 30 ° sont pris en compte. Le pont thermique est linéique
sur la hauteur du mur.
- Planchers bas : Tous les murs d'enveloppe,
et les murs internes en contact avec le sol, dont la masse volumique
moyenne est supérieure à 700 kg / m3, sont pris en compte. Les ponts
thermiques sont linéiques sur la longueur des murs.
- Planchers intermédiaires : A chaque
intersection d'un plancher intermédiaire avec un mur d'enveloppe du
bâtiment. Les ponts thermiques sont linéiques sur toute la longueur
intérieure des murs d'enveloppe.
- Planchers hauts : Les murs d'enveloppe en
contact avec le plancher haut sont pris en compte. Les ponts
thermiques sont linéiques sur la longueur intérieure des murs
d'enveloppe.
- Murs de refend : Tous les murs de refend
dont la masse volumique moyenne est supérieure à 700 kg / m3 sont pris
en compte, à l'exception des murs constitués d'un seul matériau
identique au mur d'enveloppe auquel il est accroché. Les ponts
thermiques sont linéiques sur la hauteur du mur de refend.
- Portes et fenêtres : Toutes les portes et
toutes les fenêtres donnant sur l'extérieur sont prises en compte. Les
ponts thermiques sont linéiques sur la longueur de l'entourage de la
porte ou de la fenêtre.
Les déperditions dues aux ponts thermiques sont
imputées sur les pièces adjacentes aux murs d'enveloppe concernés. Dans le
cas d'un mur de refend, les déperditions dues au pont thermique sont
imputées à part égale sur les pièces situées de part et d'autre du mur de
refend. Si plusieurs murs de refend convergent au même point d'accroche,
alors les déperditions dues au pont thermique sont imputées sur les pièces
adjacentes au mur d'enveloppe. Les pièces qui ne sont pas fermées par le
mur d'enveloppe ne sont pas imputées.
Calcul des consommations :
Les consommations sont calculées pièce par pièce, mois
par mois, sur la période de chauffe annuelle définie par l'utilisateur. La
consommation totale est ensuite valorisée en tenant compte des types
d'énergie choisis. Le modèle utilisé pour le calcul des consommations est
identique à celui utilisé pour le calcul des déperditions, ce qui garanti
la cohérence des résultats.
L'utilisateur a la possibilité de mixer les types d'énergie et les modes
de chauffage (par exemple un chauffage central au fuel, un poële à
granulés dans une pièce, et un insert à bûches dans une autre). Le calcul
de consommation prend en compte les contributions respectives de chaque
appareil avec ses caractéristiques propres (rendement notamment).
Un appareil non régulé automatiquement est réputé régulé manuellement.
Ainsi, la température de consigne affichée pour chaque pièce chauffée sera
strictement respectée. Cependant, dans le cas où un appareil de chauffage
non régulé (une cheminée par exemple) est en concurrence dans une même
pièce avec un appareil de chauffage régulé (chauffage central par
exemple), l'appareil non régulé assure prioritairement la chauffe. Le
système régulé est supposé s'asservir à celui-ci.
Calcul des coûts :
Outre les coûts d'énergie, calculés en fonction de la
consommation de chauffage (voir ci-dessus), et valorisés par type
d'énergie, Archimist calcule un coût d'investissement qui est la somme des
achats à effectuer pour satisfaire le scénario décrit.
Notion de nouvel
investissement :
Un nouvel investissement concerne un matériau, une
ouverture, un générateur, ou un émetteur qui doit être ajouté à
l'habitation existante pour satisfaire le scénario de simulation décrit.
Par exemple: l'ajout de laine de verre pour améliorer l'isolation, ou
l'achat d'une nouvelle chaudière plus performante.
Par défaut, les matériaux et les objets d'Archimist sont réputés présents
dans l'habitation existante. En conséquence, un nouvel investissement doit
être défini explicitement par l'utilisateur en cochant la case
Acheter présente dans la fenêtre d'édition d'une ouverture, d'une
chaudière, ou d'un radiateur, ou en regard d'un matériau dans les listes
de composition des murs, sols, et plafonds.
Cases à
cocher Acheter
Prix par défaut :
Lorsque la case Acheter est cochée, un prix par défaut est défini
automatiquement. Ce prix par défaut est estimé par Archimist en fonction
de l'état du marché. Pour certains objets ou matériaux, la variabilité des
prix du marché est telle que le prix par défaut n'est qu'un indicateur que
l'utilisateur devra ajuster en fonction de son expérience personnelle ou
des particularités locales. Néanmoins, le prix par défaut est un moyen
très rapide d'obtenir une première approche de valorisation du scénario à
l'étude.
L'utilisateur a la possibilité d'éditer le prix d'achat d'un matériau ou
d'un objet. Ce prix personnalisé est enregistré avec les données du
projet. A tout moment, il est possible de revenir au prix par défaut
calculé par Archimist en décochant puis en cochant à nouveau la case Acheter.
Le prix par défaut peut être un prix unitaire (cas d'un générateur, d'un
émetteur ou d'une ouverture par exemple) ou un prix exprimé en fonction
d'une unité de mesure qui peut être le mètre (m), le mètre carré (m2), le
mètre cube (m3), ou le kilo (kg). Cette unité de mesure peut être
personnalisée par l'utilisateur de la même façon et dans les mêmes
conditions que le prix d'achat.
Calcul de l'investissement :
Le coût total d'investissement est calculé en
permanence et automatiquement par Archimist. Il est affiché en bas d'écran
dans le bilan économique.Le calcul consiste à additionner les prix de tous
les objets et matériaux pour lesquels la case Acheter
a été cochée.

Affichage
du coût d'investissement dans le bilan économique
Calcul du diagramme DPE :
Le diagramme DPE est calculé en kwh d'énergie primaire
par mètre carré. La quantité d'énergie primaire est calculée à partir de
la consommation annuelle multipliée par un coefficient de conversion égal
à 1 pour toutes les énergies sauf pour l'électricité dont le coefficient
de conversion est égal à 2,3 (RE2020) ou 1,9 (RE2026). La surface prise en
compte dans le calcul est la somme des surfaces habitables de toutes les
pièces modélisées, à l'exception de celles qui ont été explicitement
exclues en cochant la case Exclure du DPE.
Pour comparer la classe calculée par Archimist à celle obtenue suite à un
diagnostic DPE, il faudra s'assurer que les surfaces de référence sont
identiques et ajouter les consommations électriques, de climatisation et
d'eau chaude sanitaire, qui ne sont actuellement pas modélisées dans
Archimist.
Calcul des flux de ventilation :
Un algorithme spécifique calcule la circulation des
flux d'air générés par une ventilation mécanique entre les pièces. Les
flux transitent par les ouvertures internes au bâtiment (ouvertures,
fenêtres, portes, cages d'escalier) et créent, si les températures des
pièces sont différentes, des échanges thermiques qui sont pris en compte
dans le bilan thermique. De la même façon, les flux d'air avec l'extérieur
impactent le bilan thermique.
Une bouche d'extraction d'air est comptabilisée à 0 watt de puissance,
alors que la puissance correspondant à une bouche d'insufflation est
dépendante du débit d'air et de la différence de température entre l'air
injecté et l'air de la pièce. La capacité thermique volumique de l'air
pour le calcul est de 0,34 Wh/m3.K.
La circulation de l'air est supposée s'effectuer sans pertes de charge,
mais les chemins les plus courts (nombre de pièces traversées) sont
privilégiés. Les paramètres de débit des transits (ouvertures internes sur
le passage des flux) sont ajustés automatiquement aux débits calculés et
peuvent être enregistrés par l'utilisateur avec son modèle. Les paramètres
de débit des ouvertures donnant sur l'extérieur sont réputés immuables, et
en conséquence ne sont pas modifiés automatiquement.
Les flux mécaniques et les flux naturels sont combinés automatiquement.
Ainsi, par exemple, une bouche d'extraction absorbe indifféremment un flux
généré par une bouche d'insufflation ou par une ouverture sur l'extérieur.
Idem dans le sens inverse. Les seules règles appliquées sont les règles de
proximité et de capacité des sources respectives.